Dans l’univers de la mécanique, chaque intervention vise à prolonger la vie utile des véhicules et à assurer la sécurité des usagers. Mais au-delà des réparations quotidiennes, les ateliers de mécanique jouent aussi un rôle clé dans une autre mission tout aussi importante : la gestion responsable des produits mécaniques en fin de vie.

La Société de gestion des huiles usagées du Québec (SOGHU) sollicite votre aide pour diminuer une problématique observée qui nuit au recyclage  : le mélange de l’antigel avec l’huile usée.

 

Optimisons le potentiel de l’antigel usagé

 

L’antigel usagé possède un fort potentiel de recyclage : il peut être revalorisé plusieurs fois, ce qui permet d’éviter la production de nouvel éthylène glycol et d’en prolonger le cycle de vie.

Pour en tirer le meilleur parti, il est important de le conserver séparément de l’huile usagée. Une bonne gestion permet de faciliter le traitement, réduire les coûts et maximiser la valorisation des deux matières.

Chaque petit geste compte : en adoptant cette pratique, les ateliers participent activement à un recyclage plus efficace.

 

Les conséquences de retrouver de l’antigel dans l’huile

 

Le mélange huile/antigel a deux effets directs :

  • Perte de matière recyclable : chaque litre d’antigel mélangé est irrécupérable, alors qu’il aurait pu être traité et remis en circulation.
  • Hausse des coûts de traitement : l’huile contaminée doit passer par des procédés plus complexes, ce qui alourdit la facture de l’ensemble du système.

Ces impacts ne sont pas abstraits : ils se traduisent par des pertes économiques pour le programme et par une diminution de l’efficacité globale de la récupération.

 

Une solution déjà disponible

 

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une solution simple et accessible. Les récupérateurs, partenaires de la SOGHU, offrent  aux ateliers la possibilité de recevoir un baril dédié exclusivement à l’antigel.

Ce baril permet de :

  • Séparer à la source l’antigel de l’huile usée.
  • Garantir que l’antigel pourra être traité et revalorisé adéquatement.
  • Éviter la contamination de l’huile et réduire les coûts de traitement.

Autrement dit, un geste aussi simple que de demander un baril distinct contribue directement à améliorer l’efficacité et la viabilité du programme.

 

Clarifier ce qui doit être récupéré

 

Il est aussi important de rappeler que le programme de récupération prend en charge uniquement l’huile lubrifiante usagée provenant de véhicules ou d’équipements.

  • Ne pas inclure : solvants, essence, eau, produits chimiques, huile 2 temps ou huile à cuisson.

En respectant ces consignes, les garages s’assurent que les volumes collectés sont de qualité et que leur traitement sera optimal.

 

Zoom sur l’éthylène glycol : pourquoi le recycler ?

 

L’ingrédient actif principal de l’antigel est l’éthylène glycol, une substance chimique dérivée du pétrole. Son rôle est crucial : il empêche le liquide de refroidissement de geler l’hiver et de bouillir l’été. Mais mal géré, il présente plusieurs risques :

  • Toxicité élevée : l’éthylène glycol est dangereux pour la santé humaine et animale. Son ingestion accidentelle peut être fatale, notamment pour les animaux domestiques attirés par son goût sucré.
  • Impact environnemental : rejeté dans l’environnement, il a un fort potentiel de contamine rapidement les sols et les cours d’eau. Bien récupéré, il peut être recyclé et revalorisé de nombreuses fois, ce qui diminue la pression sur les ressources et limite les risques environnementaux.

 

Conclusion : un petit geste, un grand résultat

 

Chaque garage, petit ou grand, a un rôle à jouer. En choisissant de séparer les matières, vous participez activement à un effort collectif qui dépasse les murs de votre atelier. Vous contribuez à préserver les ressources, à réduire l’empreinte environnementale du secteur automobile et à soutenir un modèle de récupération qui profite à toute la société.

La problématique est réelle, mais la solution est à portée de main. La SOGHU compte sur la vigilance et la participation des garagistes pour maximiser l’impact du programme.

Parce qu’au final, c’est ensemble que nous transformons une simple habitude en un geste gagnant.