Être un.e entrepreneur.e, un employeur, amène son lot d’obligations : des obligations fiscales, sociales, des obligations de santé et sécurité envers les travailleurs par le biais de lois et règlements, visant, entre autres, à offrir un environnement de travail sécuritaire.

Parmi ces obligations, le Système d’Information sur les Matières Dangereuses Utilisées au Travail (SIMDUT), système pancanadien, vise à informer les travailleurs sur les risques liés à l’utilisation de produits utilisés dans le cadre de leurs fonctions.

On rappelle que l’employeur qui achète, utilise ou fabrique pour son propre usage des produits dangereux doit :

  • S’assurer que les produits dangereux utilisés, transvidés, entreposés, manutentionnés ou éliminés des lieux de travail sont étiquetés adéquatement ;
  • Obtenir et mettre à la disposition des travailleurs, les Fiches de Données de Sécurité (FDS) ;
  • Former et informer les travailleurs exposés ou susceptibles d’être exposés à des produits dangereux, afin qu’ils puissent accomplir de façon sécuritaire le travail qui leur est confié.

En consultant les étiquettes sur les produits et/ou en lisant les FDS, on est en mesure de faire ressortir certaines informations pertinentes, dont voici quelques exemples :

  • Comment utiliser et entreposer adéquatement un produit (bassin de rétention ou armoire spécifique) ;
  • Quel Équipement de Protection Individuel (EPI) fournir/utiliser (port de gants, par exemple);
  • Quoi faire en cas d’accident (mettre à la disposition des travailleurs une douche oculaire, par exemple).

À titre d’exemple, consultons la FDS nettoyeur à freins (brake cleaner), un produit populaire dans les ateliers mécaniques. On y apprend que :

  • Ce produit est nocif en cas d’ingestion, de contact cutané ou d’inhalation (voir section 2 : Identification des dangers).
  • En cas de contact avec les yeux, il faut pouvoir rincer à l’eau pendant plusieurs minutes (voir section 4 : Premiers soins). Par conséquent, une douche oculaire devrait être disponible sur le lieu de travail, car il est impossible de se rincer les yeux pendant plusieurs minutes avec une simple bouteille de rinçage.
  • Ce produit doit être stocké dans un endroit bien ventilé et à l’écart des fortes sources de chaleur et des produits chimiques oxydants (voir section 7 : Manipulation et stockage).
  • Le port d’une lunette de protection est nécessaire, alors que le port d’une protection respiratoire ne l’est pas (voir section 8 : Contrôles de l’exposition / Protection individuelle).

Bien sûr, il ne s’agit que d’un échantillon de l’information que l’on peut retrouver dans une FDS.

 

Quoi faire avec mon contenant vide?

On pourrait même élargir ce questionnement aux vieilles huiles : qu’est-ce que je peux faire avec mes vieilles huiles?

Les réponses à ces questions ne se retrouvent pas sur la FDS.

 

Monsieur et madame Tout le monde vont porter ça dans les écocentres… mais vous, entrepreneurs.es?

 

La SOGHU apporte des réponses et une alternative intéressante.

Elle gère un programme provincial de récupération des produits d’entretien mécanique. Le programme vise les huiles, les liquides de refroidissement, les filtres et les contenants de plastique huileux ou canettes aérosol vides de nettoyant à frein et de lubrifiant à base d’huile. Un réseau de récupérateurs accrédités es disponible pour venir les collecter à votre commerce. Ces produits récupérés sont valorisés, ils peuvent avoir une seconde vie. Au Québec, les entreprises qui mettent en marché des huiles, filtres ou antigels sont légalement tenues de respecter la Responsabilité Élargie des Producteurs (REP). Cela signifie qu’elles doivent financer la récupération et le recyclage de ces produits via un écofrais. En adhérant à un organisme comme la SOGHU, elles assurent leur conformité, réduisent leur impact environnemental et participent activement à l’économie circulaire.

Grâce au travail des valorisateurs accrédités SOGHU, les produits récupérés sont transformés en ressources utiles plutôt que jetés. Les huiles sont régénérées ou utilisées comme combustibles industriels, les filtres deviennent des structures métalliques et les contenants plastiques sont recyclés en matériaux comme des tuyaux. Les antigels sont retransformés pour un nouvel usage, et les aérosols fondus servent à produire de nouveaux éléments métalliques. Ce savoir-faire technique permet de prolonger la vie des matières, de réduire leur impact et de soutenir une économie circulaire.

Si vous désirez jouer un rôle actif dans la mission que s’est donnée la SOGHU, vous pouvez proposer votre commerce pour qu’il devienne un point de dépôt.

Ainsi, les particuliers pourront aussi venir y déposer leurs huiles et contenants usagés.

 

Pour en savoir plus et pour un rappel des bonnes pratiques, visionnez la capsule Matières dangereuses développée par l’APCHQ.

 

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Note aux lecteurs.trices

Le présent article ne constitue pas un avis juridique et a été rédigé uniquement à des fins d’information. Les lecteurs ne devraient pas agir ou s’abstenir d’agir en fonction uniquement de cet article. Il est de la responsabilité du lecteur de consulter un professionnel reconnu pour l’obtention de conseils juridiques spécifiques à sa problématique.